Interview de Gérard Athias.
Propos recueillis par Marjolaine Watelle.
J'ai rencontré Gérad Athias, lors d'un séminaire en septembre dernier. Docteur en médecine, il a abandonné son rôle de généraliste afin d'approfondir ses recherches en biologie totale. Il travaille non seulement avec la psycho-généalogie, le tarot, la kabbale mais aussi le langage des oiseaux. Pendant une semaine, chaque participant a exposé ses maladies ( conflits ) et, a pu, avec Gérard, décoder les secrets de son arbre, de son prénom ou du nom afin de trouver des chemins vers la guérison…. Ce séminaire a été pour moi l'occasion de prises de conscience parfois difficiles mais toujours bénéfiques. L'interview qui suit vous permettra de mieux connaître cet homme passionné par son travail, cet inlassable chercheur. En seconde partie, vous plongerez dans une consultation tirée d'un cas réel, un témoignage poignant !
Gérard Athias, expliquez-nous
comment un médecin généraliste, qui ordonne de l'allopathie, en arrive à travailler
sur la biologie et le rôle de l'inconscient ?
Suite à une maladie définie comme incurable par la médecine, je devais prendre
des médicaments à vie. Or, deux jours après le diagnostic, j'étais guéri.
J'ai donc réalisé que c'est la prise de conscience qui guérie. J'étais prêt
pour vivre cela et, des rencontres déterminantes m'ont lancé dans la biologie
totale.
Pouvez-vous nous expliquer ce
qu'est la Biologie ?
Comprenons d'abord que la maladie est une solution de survie à un stress particulier.
En fonction du stress et du ressenti précis que l'individu va intégrer au
niveau physiologique, c'est à dire cellulaire, les cellules vont se transformer
pour devenir super compétentes. Elle vont devenir des "extra cellules" pour
faire le travail dans cette situation de stress. La biologie explique le rôle
de chaque cellule. Par exemple, en état de fuite, lorsqu'on est poursuivi
par quelqu'un : on est stressé. L'idéal, pour fuir, est de courir plus vite
pour échapper à l'agresseur. La vitesse est réglée par les hormones thyroïdienne.
Donc, dans ce stress, les gens vont programmer une maladie thyroïdienne qui
va surproduire une hormone qui les rendra plus actifs et plus rapides. C'est
la thyroïde qui, en tant que cellule, donne la notion de rapidité à l'individu.
Les gens hyper thyroïdiens ont tous un programme de fuite. Le ressenti d'une
thyroïde en hyper thyroïde c'est la fuite, en hypo : c'est l'impuissance.
Chaque cellule a un mot précis pour raconter son histoire au patient.
Parlez-nous des outils que vous
développez autour de la bio.
Au travers de mes sept ans au service de la bio, je me suis intéressé à la
généalogie et aux symboles notamment aux lettres hébraïques, à la kabbale,
au tarot et au langage des oiseaux. Par exemple, je me sers par des prénoms
pour comprendre ce qui c'est passé dans la généalogie : Michelle : "mi" :
celui qui est à moitié et "chelle" = léché = celui qui est à moitié léché.
Les animaux lèchent les nouveaux nés. Si la mère lèche à moitié, c'est qu'une
autre femelle l'a fait. Souvent, chez les Michel(lle), on constate dans la
généalogie un personnage ayant été élevé par deux mères. Les prénoms nous
donnent parfois des infos pour aller le plus vite possible au cœur du problème
afin de sortir de la problématique familiale inconsciente généalogique.
Pouvez-vous développer le parallèle
entre la bio et la généalogie.
Le premier, la bio : telle cellule a telle type de mission.
Le deuxième la généalogie : ce sont les ancêtres qui nous programment au destin.
Il faut donc aller voir dans l'arbre généalogique ce qui se cache : trouver
l'histoire inconsciente familiale car c'est l'inconscient qui programme l'histoire
des maladies. Par exemple, lorsque des parents disent "je veux que mon enfant
soit médecin…
" que programment-ils pour l'enfant ??! Un métier ? NON ! Ils programment
les points de suspension. Ils programment ce que l'inconscient a dit quant
ils ont dit " je veux… ". Bien entendu, ils ont dit " peur de la maladie"
et, au cœur du problème : peur de la mort. L'enfant va programmer une peur
de la mort au travers la phrase "je veux que mon enfant soit médecin…".
Il faut absolument préciser que les projections des parents sur l'enfant ne
le programment pas! C'est exclusivement leur état émotionnel qui est traduit
dans la cellule de l'enfant.
La kabbale qu'est ce que c'est
?
Je l'utilise avec Georges Virya. Nous essayons de regarder au travers des
racines hébraïques de certains mots les correspondances avec les maladies.
Par exemple, on a trouvé qu' il y a un lien entre le rein et une problématique
avec un ou une fiancé. En biologie on pourrait dire que les maladies rénales
sont en liaison avec les liquides car le rein gère les liquides de notre corps.
En hébreux on est loin de ce décodage car la kabbale nous enseigne qu'il y
a un lien direct entre rein et fiancé(e). On utilise la même racine pour dire
les deux mots. Mon expériences m'a conduit a chercher toutes les ruptures
sentimentales et affectives dans la généalogie au niveau des parents ou grands
parents par rapport à un fiancé et les perturbations rénales dans la descendances.
Il y a toujours un lien entre les deux.
Vous proposez des stages karmiques,
pourquoi ont-ils une utilité ?
Les stages karmiques sont là pour aider le patient lorsque il n'a plus d'infos
sur sa famille. Une fois qu'il a parlé des parents et des grands parents,
il est difficile d'aller plus haut. On peut concevoir le karmique comme la
succession de notre généalogie : j'ai eu forcément des ancêtres au moyen âge,
en Egypte ou en Rome antique. On peut aussi le concevoir comme une mémoire
ancestrale et, pour ceux qui y croient comme une mémoire karmique. Toujours
est il qu'on se trimbale ces mémoires sans en avoir conscience.
Je travaille avec Liliane, qui elle, a cet accès que je n'ai pas : elle donne
la vie karmique avec tous les éléments. L'intérêt est de comprendre ce que
cette vie ancienne vient déranger dans le vie présente. Je tente de faire
le lien et de décoder avec tous mes outils : bio, projet sens… afin de dégager
les infos de cette mémoire ancienne et d'amener le patient à prendre conscience
du sens de ses maladies présentes.
J'ai un exemple flagrant : une patiente avait une mémoire de " j'ai été brûlée
pour sorcellerie ". Dans vie actuelle, son grand père vendait du fioul, son
mari vend du bois de chauffage et ses grands parents ont eu une maison brûlée.
On a retrouvé dans sa généalogie un bout de son histoire karmique.
Peut on déprogrammer de futures conflits
lors de grossesse ?
Beaucoup de gens veulent tout déprogrammer or, cela n'est pas possible car
une partie de nous restera toujours dans l'ombre. Mon but est qu'avec un peu
de sagesse on arrive à éclairer par la conscience tout notre être…
Quelle part accordez-vous à
la spiritualité ?
Je prône une spiritualité vivante. Intégrer notre corps pour trouver des correspondances
spirituelles voilà ce qui nous est demandé de faire. Pour moi, le seul chemin
de l'éveil c'est mon incarnation car c'est en mettant de la lumière sur chaque
cellule, jour après jour, que j'espère m'y approcher au maximum. C'est le
message que je souhaite transmettre.
Je ne souhaite pas faire un décodage biologique enfermant. Tous les gens qui
sont malades ont intérêt à comprendre la source inconsciente qui est à la
base du mal . Ce ne sont jamais les projections conscientes qui en sont la
source.
La volonté ne guérit pas. Notre problématique, à nous les humains, est que
le mental barre souvent la guérison, on veut comprendre par la tête alors
qu'il faut comprendre dans la cellule. Je n'ai pas de recette miracle mise
à part elle-ci : mettre de la lumière là où il reste de l'ombre, le cerveau
biologique quant à lui, ne peut pas être commandé, laissons-le faire son travail.
Interview de Gérard Athias Propos recueillis par Marjolaine Watelle.
Etude d'un cas rencontré lors
du stage de Gérard Athias :
La patiente, que nous appellerons Caroline, est paralysée depuis un accident
survenu à l'âge de 31 ans, elle a une compression de D12. Depuis, elle se
déplace en fauteuil roulant. Souhaitant remarcher, elle assiste au stage d'Athias
dans l'espoir de retrouver l'usage de ses jambes. La séance commence. Gérard
demande son nom de famille à la patiente ; celle ci, qui est pourtant mariée,
donne son nom de jeune fille et celui de son mari. Gérard lui conseille vivement
d'abandonner le nom du père pour ne prendre que celui d'épouse. En effet,
il décode (grâce à la kabbale, au tarot et au langage des oiseaux) beaucoup
de violence dans son nom de jeune fille. Après réflexion silencieuse et afin
de décoder toute l'histoire inconsciente contenue dans son nom de famille,
il lui demande:
- Que s'est-il passé avec un couteau ?
- J'ai un souvenir d'enfance où ma mère court après mon père avec un couteau.
Mes parents s'entendaient très mal, il y avait beaucoup de violence à la maison.
- J' imagine, c'est ce que je viens de te dire…maintenant, raconte moi la
scène !
- Ma mère a pris en grand couteau de cuisine.
Gérard demande à Caroline de choisir une personne pour représenter son père,
lui-même représentera sa mère, il choisit une règle pour le couteau de cuisine.
- Qu'a-t-elle fait ?
- Elle lui courait après avec le couteau tendu, mon père courait aussi.
Gérard effectue la scène devant nous tous.
- Après, qu'est-ce que tu as vu ?!
-…….
- Tu as vu ça !! Gérard plante le "couteau" dans le bas du dos du "père".
- Non !!!!….
- Tu l'as vu je te dis !!! Je n'ai pas dit que cela s'était passé, mais c'est
ce que ton cerveau a enregistré ! Tu as une compression de D12 (une des dorsales).
En fonction de la taille du monsieur et de la dame, le coup de couteau ne
peut être donné que là. C'est ta maladie : compression de D12. Si j'étais
toi, je prendrai vite le nom de mon mari ! Comprends bien : la petite fille
que tu étais est traumatisée car elle a peur que sa mère donne le coup de
couteau au père. Quand vous dites cela à votre cerveau, il finit le film dans
l'imaginaire. Dans son imaginaire elle a vue la scène. Elle a peur que sa
mère tue son père. La solution est donc de protéger l'endroit où le couteau
va rentrer : elle le protège dans sa maladie. La solution parfaite de ce conflit
c'est que toi, de ta vie, jamais tu ne donneras un coup de couteau car tu
ne marches pas! La solution parfaite pour que ta mère ne rattrape pas ton
père c'est se couper les jambes et, l'origine de cette non motricité vient
du coup de couteau que le père a failli recevoir…Continuons, ta mère et ton
père ont combien d'enfants ?
-1er un garçon en 62, moi en 64 puis une petite sœur qui est décédée de malformation
cardiaque.
- Que s'est-il passé pour tes parents entre 62 et 64 ?
- Ma mère s'est mariée enceinte de mon frère. Il n'y avait pas d'amour. Mon
père a pleuré le jour de la naissance de son fils car il voulait une fille.
Dans son enfance, à la maison les garçons étaient mal traités. Ils vivent
chez les grands parents maternels. Ma GM est tisserand.
- Une parenthèse : chaque fois qu'il y a des tisserands dans la famille il
peut y avoir un programme de stérilité. Qui n'a pas d'enfant ?
-Moi.
- Pas besoin de tergiverser, le programme est là.
- Ensuite ma GM a travaillé à l'usine de voiture.
- Il est indéniable que dans l'arbre il y a un lien entre une voiture et ton
chariot qui est aussi une voiture.
- Mon grand-père a été bûcheron.
- Pas d'accident en tant que bûcheron ?
- Non.
- Ses copains ? Car les bûcherons sont confrontés à un taux d'accidents plus
élevés que dans les autres professions. Le représenté de la peur du bûcheron
c'est quoi ? qu'il se prenne un arbre sur le dos. C'est quelque chose qui
tombe et qui te compresse. Lui, ton grand-père, il a toujours ce représenté
dans la tête. On verra le lien avec ton accident. Ton grand père a forcément
une histoire d'accident où il était présent. On retrouve donc la problématique
de compression. Comment as-tu eu ton accident?
- Nous étions sur un trottoir mon mari et moi et, un automobiliste a vu le
feu rouge au dernier moment. Il a pillé et sa voiture est venue nous heurter
sur le trottoir. La vertèbre D12 a implosée et j'ai eu une compression de
la moelle épinière.
- Ok, on va regarder. L'homme, avec sa voiture, en terme de biologie, est
rentré dans ton territoire. Si ton territoire était très bien marqué, il serait
allé sur le trottoir d'en face. Il a fait une intrusion forte et violente
dans ton territoire. Le décodage de D12 ? : "n'a plus de territoire". Dis
moi, qui a fait intrusion dans ton territoire au niveau sexuel ? par qui t'es-tu
sentie violée?
- Je n'ai pas été violée mais, mon père, a fait une intrusion dans mon territoire
à l'adolescence.
- A quel âge?
- 12 ans !
silence dans la salle…
- Qu'a t il fait ?
- Mon père voulait danser avec moi, il était saoul, il se frottait…
- D12 !!! "conflit semi sexuel !" Y a t-il eu pénétration ?
- Non!
- Semi-sexuel : il n'y a pas de pénétration. "Dans une coloration sexuelle
sans sexualité"…. 12 ans…. Les traumatismes de l'intrusion du père dans ton
territoire sont le transposé de ce qui se passe avec la voiture. La voiture
est un symbole sexuel. Cet accident renvoie à la problématique de tes 12 ans,
il renvoie au problème avec la grand mère (à vérifier), il renvoie au bûcheron
et au couteau de la mère. Que sais-tu d'autre de ta généalogie ?
- Mon père à 5 ans a été abandonné à l'assistance publique.
- Pourquoi ?
- Mon GP était prisonnier de guerre. Ma GM, restée seule avec 3 enfants était
enceinte d'un autre quand son mari est rentré. Il a demandé le divorce. Elle
ne pouvait pas assumer ses enfants et les a laissés. Mon GP, pour les récupérer
devait avoir une maison, un travail et une épouse. Mon père est donc resté
placé à l'assistance publique de 5 à 11 ans. - Que sais-tu d'autre?
- Ma GM a disparu de la vie de mon père. Elle était couturière.
- As tu une histoire de voiture à me raconter dans la généalogie, une ambulance
?…
- Mon père travaillait chez Peugeot. Il y était malheureux et y a passé toute
sa vie.
- Ok, c'est donc véritablement l'inceste avec le père que tu revis avec cet
homme car le père a ici le symbole de la voiture. Tu te fais symboliquement
pénétrer par une voiture… Quelle marque ?
- Une Peugeot !
-…..La boucle semble bouclée.
- Après l'accident, j'ai décidé de reparler à mon père car il a eu aussi un
accident très grave lors de mes 12 ans. Il a failli mourir, il est tombé d'une
échelle sur la tête.
- Pourquoi te remets-tu à aimer ton père après l'accident ?
- Parce que j'ai découvert sa fragilité et sa sensibilité.
- Pourquoi devient-il sensible et fragile ?
- Car il ose se dévoiler à moi.
- Si tu marches, aurais-tu peur de le perdre à nouveau ?
-…..
- Jusqu'à ton accident, tu ne parles pas à ton père ; à ton accident, tu renoues
avec lui. L'accident est donc pour toi positif. Pourquoi déprogrammer quelque
chose de positif ? Car si tu marches, tu n'es plus aimée de tes parents !
C'est un choix pour le cerveau, une balance difficile à peser. Cet argument
inconscient empêche la guérison totale. Rien d'autre avec les voitures ???
- Mon père a été ramené, de sa famille s'accueil, qui le massacre et l'exploite,
en calèche chez son père.
- Donc, pour ton cerveau, la voiture est bien le meilleur moyen de retrouver
ton père. Tu pourras retrouver ton père par l'intermédiaire d'une voiture
qui t'as percutée. Pour l'inconscient de ton père cela est aussi positif,
voilà pourquoi ton accident permet de changer la relation avec lui. Car, dans
la généalogie, la charrette permet de rejoindre le père. C'est très clair.
- Oui et je veux m'en sortir.
- Tu as ici une bonne matière pour faire des prises de conscience ; je ne
peux pas guérir à ta place…
Interview de Gérard Athias Propos recueillis par Marjolaine Watelle.